Le Freinage ferroviaire

 

Souvent dans l'ombre de la traction, le freinage des trains reste méconnu, même dans le monde ferroviaire où l'aura des records de vitesse masque souvent les performances quotidiennes que doivent accomplir les systèmes de freinage pour autoriser l'exploitation à 300 km/h comme le transport de masse en métro ou RER.

Pourtant - doux euphémisme - la traction n'existerait pas sans le freinage. Et ce dernier constitue bien souvent l'aspect limitatif des performances d'un matériel roulant, tant il est beaucoup plus difficile de détruire l'énergie cinétique d'un véhicule que de la créer.

L'objet des présentes pages n'est ni de faire l'apologie du freinage, ni de prétendre être exhaustif sur le sujet (d'autres sauraient certainement le faire bien mieux que moi), mais de vous faire découvrir ce qu'est le freinage des trains, et comment ça marche. Vous pourrez ainsi mieux appréhender les défis que relèvent chaque jour les matériels roulants qui circulent et les hommes qui les conçoivent et les conduisent pour vous mener à bon port en toute sécurité.

De nombreux articles sont parus dans les revues ferroviaires sur le freinage des trains. L'étude la plus complète et la plus récente est certainement celle réalisée par Michel BOÎTEUX, ancien "patron" de la Division Frein à la Direction du Matériel de la SNCF, pour la revue de l'AFAC (Chemins de Fer numéros 407, 410, 412, 415, 422, 428, 430, 440, 441, 452 et 459). Ces articles sont forts bien faits, et, bien que très techniques, je vous invite fortement à vous y reporter après lecture des présentes pages.